Un audit gratuit, ça sent le rendez-vous commercial déguisé. Je comprends la méfiance ; j’ai la même quand on me propose un « diagnostic offert ». Alors plutôt que de vous promettre que ce n’en est pas un, je préfère vous raconter ce que nous faisons pendant ces deux heures, ce que nous faisons après, et ce que vous recevez.
Avant : une question, pas un questionnaire
Nous ne vous envoyons pas de formulaire de trente lignes. Nous vous demandons une chose : quel est le sujet qui vous a fait nous appeler. Un outil qui ne suit plus, une inquiétude sur vos accès, un processus qui coûte trop de temps, une idée d’application. Un seul sujet, c’est ce qui tient en deux heures. S’il y en a plusieurs, on commence par celui qui vous coûte le plus cher aujourd’hui.
Ce que vous préparez : rien de spécial. Les personnes qui utilisent l’outil ou qui vivent le problème au quotidien, disponibles une partie du temps. Un accès à l’environnement concerné si le sujet est technique. C’est tout.
Pendant : nous regardons, nous ne présentons pas
Les deux heures se passent en quatre temps, et aucun d’eux n’est une présentation de Hawaii.
Nous qualifions. Nous reformulons le sujet avec vous jusqu’à ce qu’il soit précis. « Nos accès ne sont pas sécurisés » devient « nous avons douze comptes partagés, deux anciens salariés encore actifs et pas d’authentification à deux facteurs sur la messagerie ». C’est souvent le moment le plus utile de la matinée.
Nous observons l’usage. Nous demandons à voir comment les choses se passent réellement : qui fait quoi, dans quel outil, avec quel contournement. Le fichier Excel qui remplace le logiciel, la boîte mail qui sert de workflow, le post-it avec le mot de passe. Nous prenons des notes, nous ne jugeons pas. Tout le monde a ces contournements ; ils nous disent où est le vrai besoin.
Nous vérifions. Si le sujet est technique, nous regardons ce qui est en place : la configuration, les accès, les sauvegardes, l’application. Nous vérifions que ce qui est censé exister existe vraiment et fonctionne. C’est là que surviennent les découvertes.
Nous posons les questions que les découvertes ont fait naître. Un audit qui se termine sans nouvelle question est un audit où nous n’avons rien regardé. En général, elles tiennent en une dizaine de minutes, et elles orientent la suite.
À la fin des deux heures, nous ne vous donnons pas de conclusion à chaud. Nous vous disons ce que nous avons vu, et que nous allons compiler, réfléchir et revenir vers vous.
Après : un retour écrit, et l’une des trois réponses
Quelques jours plus tard, vous recevez un retour écrit : ce que nous avons constaté, ce qui nous paraît prioritaire, et ce que nous recommandons. Il se termine par l’une de ces trois réponses.
« Vous n’avez pas besoin de nous. » Ça arrive. Le problème se règle par un paramétrage, par un logiciel du marché, par une règle d’organisation. Nous vous le disons, nous vous indiquons quoi faire, et nous nous arrêtons là. Vous saurez où nous trouver pour la suite.
« Voici ce qu’il faut corriger, et voici comment. » Le sujet appelle des corrections ou des évolutions. Le retour est accompagné d’une proposition : un point d’entrée à prix fixe quand le sujet y rentre, ou un devis quand il faut du sur-mesure. Vous décidez, sans pression de notre part, et le retour écrit vous appartient quoi que vous décidiez.
« Le vrai sujet n’est pas celui que vous pensiez. » C’est la réponse la plus fréquente, et la plus utile. Vous nous avez appelés pour un tableau de bord, et le problème est que vos données ne sont fiables nulle part. Vous nous avez appelés pour une application, et ce qui manque est un processus clair. Dans ce cas, nous vous expliquons ce que nous avons compris, et nous vous proposons de reprendre par là.
Pourquoi c’est gratuit
Parce que c’est aussi un audit pour nous. En deux heures, nous savons si nous pouvons vous être utiles, et vous savez comment nous travaillons. Si la réponse est non dans un sens ou dans l’autre, nous avons perdu une matinée tous les deux, et c’est un bon prix pour éviter un projet qui n’aurait pas dû exister.